Marianne Faithfull


Marianne Faithfull

Milieu d’après-midi par une chaude journée parisienne. Marianne Faithfull nous reçoit dans son appartement pour une interview. Nous : Julien Gaurichon, Frédéric Bas, Séverine Roly et moi-même.

Kristian St. Clair, réalisateur américain, a demandé à la fine équipe d’Ethnomedia de recueillir les souvenirs de la chanteuse et actrice, pour son prochain docu sur Jack Nitzsche. Jack Nitzsche est mort en août 2000. Compositeur, arrangeur et producteur américain, il a collaboré avec Phil Spector, Neil Young & Crazy Horse et les Rolling Stones. Il apparaît pour la dernière fois en 2000 dans un film sur Willy DeVille coréalisé par Frédéric Bas et Julien Gaurichon : Fools Upon The Hill.

« Vous préférez peut-être réaliser l’interview dans ma chambre ? » demande Marianne Faithfull à notre arrivée. Avant de considérer que, finalement, ça n’est pas une bonne idée. Ses regards et ses sourires ironiques donnent le ton. La dame, polie et courtoise, est cash. Elle en a vu d’autres.

« It was an idea to set up the recording session of « Sister Morphine » with Jack Nitzsche. And the fact that he went to the trouble of doing this while the Stones were mixing Let It Bleed shows that it was taken seriously.
We put down the instrumental track in Los Angeles (the vocals were done in London). Mick produced the session and Ry Cooder, Jack Nitzsche, Mick and Charlie Watts played on it.
Jack Nitzsche was a very funny, neurotic guy having problems with his marriage and talking a lot about the fault in California, the earthquake. »

Faithfull: An Autobiography, Marianne Faithfull, Cooper Square Press, 2000, page 167.